Il y a quelques mois, selon le Yediot Aharonot, la justice israélienne a décrété que les citoyens israéliens ayant vécu en Tunisie sous l’occupation nazie seraient reconnus comme rescapés de la Shoah, et auraient droit à une pension de l’Etat israélien. Afin d’obtenir cette pension, les demandeurs doivent cependant prouver qu’ils ont bien vécu dans les régions occupées par l’Allemagne et, pour cela, fournir des documents attestant de leur commune de naissance en Tunisie.
Comme Israël et la Tunisie n’entretiennent pas de relations diplomatiques, l’obtention de tels documents peut devenir un casse tete. Pour remedier a cette situation, le député David Tal, président des groupes d’amitié France-Israël et Tunisie-Israël à la Knesset, s’est adressé à l’ambassadeur de France en Israël, Jean-Michel Casa, afin qu’il permette la consultation des archives du protectorat français en Tunisie. Le ministère français des Affaires étrangères a repondu positivement a cette requete et il a convenu de fournir des attestations aux personnes qui en feront la demande par l’intermédiaire de M. Tal
Durant l'occupation allemande en Tunisie, les hommes juifs étaient pris par les Allemands aux travaux obligatoires; les Juifs riches devaient verser des sommes importantes à une caisse spéciale du Comité Juif de Tunis. Ces sommes devaient payer la nourriture des travailleurs forcés juifs. Les familles juives qui habitaient des villas et des beaux appartements devaient céder le meilleur de leur foyer aux officiers allemands. Ces travaux obligatoires ont laisse leurs traces dans le repertoire folklorique tunisien. Emile Tubiana se rappelle ainsi d'une chanson qui dit : "Hazouna hazouna fej jbibina hatouna
A'ad l'allman hassrouna
Hazouna hazouna fel lahjar khadmouna
Hazouna hazouna bel kravach darbouna"
Les survivants ou leur famille qui sont intéressés à obtenir des certificats du gouvernement français peuvent communiquer avec le bureau de MK Tal a Jérusalem au 02-6408395 ou envoyer un email à davidt@knesset.gov.il